Carême 2018 : les paraboles du Père René-Luc

Chaque semaine, découvrez de nouvelles paraboles.

Père René-Luc : la parabole du phare ou comment trouver sa vocation ?

Récits allégoriques, les paraboles s’avèrent de puissants moyens d’annoncer la parole. Fondateur avec Mgr Carré de CapMissio, l’école de Mission de Montpellier, le Père René-Luc a décidé d’utiliser le même moyen pour évangéliser.

Dans la parabole du phare, le père René-Luc souligne comment trouver sa vocation. Il faut selon lui suivre l’exemple de Jésus dans le film La Passion du Christ de Mel Gibson où il s’exclame : « Père, si tu le veux, que cette coupe s’éloigne de moi ! ». Cela nécessite donc de demander à Dieu d’exprimer sa volonté dans notre vie, comme lorsque nous récitons le Notre Père : « Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel ».

Dieu nous guide

Comme un bateau a besoin d’un phare pour le guider et l’empêcher de s’échouer sur les côtes, nous avons besoin de Dieu pour mener nos vies. « On voudrait avoir cette lumière de Dieu dans notre vie, bien visible » , relève le père René-Luc avant de reconnaître que cela n’est pas simple. « Dans notre réalité quotidienne, le Seigneur n’est parfois qu’un modeste “phare de vélo”. Il éclaire notre chemin, mais timidement. Or pour apercevoir la lumière, il faut se mettre en route et suivre assidument le Christ. Comment ? Par de petites choses aussi simples que lire la Bible, prier ou jeûner. C’est ainsi que nous pouvons entrer dans la famille du Christ (Marc 3, 35) et trouver notre vocation. »

Récits allégoriques, les paraboles s’avèrent de puissants moyens d’annoncer la parole. Fondateur avec Mgr Carré de CapMissio, l’école de Mission de Montpellier, le Père René-Luc a décidé d’utiliser le même moyen pour évangéliser.

Dans la parabole de la glue, le père René-Luc explique l’importance de la confession à un prêtre. Selon lui, « le péché dans nos vies, c’est comme la glue : ça nous paralyse » et « ça nous empêche d’être libre ». La glue colle partout et peut coller à ceux qui nous approchent, comme le péché peut contaminer nos proches. Embêté par la glue, le premier réflexe, c’est de « se laver les mains » relève-t-il. Il compare cela au fait de demander simplement pardon à Dieu. Vraiment pas efficace comme technique selon lui.

Pour régler ce problème, le père René-Luc explique qu’« on a inventé un super truc : le Holy White Spirit ». Lorsque que nous nous confessons, le « Holy Power Spirit, le pouvoir de l’Esprit saint, qui ne passe pas par le prêtre » agit. Ainsi, « Dieu a décidé de choisir des hommes, des pauvres types », les prêtres, qui sont l’équivalent de la bouteille de Holy White Spirit, pour manifester sa puissance.

Père René-Luc : la parabole des étoiles ou comment voir les signes de Dieu ?

Récits allégoriques, les paraboles s’avèrent de puissants moyens d’annoncer la parole. Fondateur avec Mgr Carré de CapMissio, l’école de Mission de Montpellier, le père René-Luc a décidé d’utiliser le même moyen pour évangéliser.

Dans la parabole des étoiles filantes, le père René-Luc souligne l’importance d’être attentif aux signes que Dieu nous envoie afin de témoigner de sa présence dans nos vies. Il nous parle de l’observation des étoiles filantes dans le désert et les compare à la présence de Dieu dans notre vie. Alors qu’il y en a constamment, « pourquoi chaque soir vous ne voyez pas des étoiles filantes ? », demande le père René-Luc. « Par analogie, pourquoi dans notre vie quotidienne, il est si difficile de voir un signe de Dieu ? »

Si nous ne voyons pas les étoiles filantes, c’est que nous vivons dans une ville qui « produit une lumière artificielle », qui nous empêche de les voir. « En plus dans le désert, il n’y a pas de nuages, ou très rarement, et surtout, il n’y a pas du tout de pollution », nous explique le prêtre. C’est pareil pour les signes de Dieu : les lumières artificielles qui éclairent nos vies nous empêchent de les voir.

Des étoiles filantes et des constellations

Pour le père René-Luc, « pour voir les signes de Dieu, il faut commencer par, de temps en temps, partir au désert et nous mettre à l’écart de cette vie ». Il évoque les retraites ou les retours à la nature. Mais il souligne également que les étoiles filantes ne sont pas les seules que nous devons observer. Il y a également les constellations d’étoiles fixes. Or, elles sont plus importantes, car elles permettent de trouver notre chemin. De la même façon, grâce à Dieu, « nous avons des étoiles fixes pour nous guider » : la parole de Dieu, la confession, l’accompagnement spirituel, la prière personnelle, « avec en particulier la prière du chapelet », la prière commune, ou encore la messe.

Pour le père René-Luc, au fur et à mesure que nous avançons dans notre vie spirituelle, les « signes vont perdre de leur importance par rapport aux étoiles fixes ». Le prêtre prend en exemple l’histoire des Rois mages : pour trouver Jésus, ils ont eu besoin d’une étoile brillant au-dessus de lui. De même, nous devons suivre les étoiles fixes afin de rester avec le Christ.

Père René-Luc : la parabole de l’escalade ou comment progresser dans la vie spirituelle ?

Récits allégoriques, les paraboles s’avèrent de puissants moyens d’annoncer la parole. Fondateur avec Mgr Carré de CapMissio, l’école de Mission de Montpellier, le père René-Luc a décidé d’utiliser le même moyen pour évangéliser.

Dans la parabole de l’escalade, le père René-Luc compare la vie spirituelle à une ascension. Dans cette vidéo, il raconte sa première expérience d’escalade, avec son ami Denis, qui l’a initié. Alors qu’il est à plusieurs dizaines de mètres du sol, il tombe d’un seul coup. « J’ai eu la peur de ma vie. Je tombe sur plusieurs mètres. Je suis amorti par cette corde d’escalade, qui est un peu élastique », détaille-t-il avant de comparer cette corde, qui le relie à son ami et guide, à une sorte d’accompagnateur spirituel dans notre vie.

Monter dans sa vie spirituelle

Si nous escaladons explique le père René-Luc, « c’est que d’autres avant nous ont expérimenté ce chemin. D’autres avant nous sont montés en haut et nous ont dit que c’était extraordinaire cette expérience. » Mais pour y arriver, nous devons trouver un bon guide, qui a déjà de l’expérience. Pour le père René-Luc : « Il en est de même pour la vie spirituelle. Il faut trouver quelqu’un qui a déjà l’expérience de la vie spirituelle. » Il pourra d’abord nous aider à connaître notre « environnement naturel » et à trouver les prises, afin que nous ne puissions pas tomber. « Quand tu apprends à regarder la vie de tous les jours, tu te rends compte que tu as des occasions de monter dans ta vie spirituelle », explique-t-il. Selon lui, « le chrétien pour croître spirituellement doit être à l’écoute ».

Enfin, le chrétien doit trouver des ancrages. Il cite la lecture de la parole de Dieu, l’Eucharistie ou encore la prière personnelle. Le service des autres est également très important, « car si tu dis que tu aimes Dieu que tu ne vois pas, mais que tu n’aimes pas ton frère que tu vois, tu es un menteur, saint Jean le dit. » Et enfin, il faut rompre avec le péché, avec la confession. « Certaines personnes veulent avoir une vie spirituelle et veulent zapper un de ces ancrages », souligne-t-il. Pour lui, ils ne tiennent pas longtemps. Le père René-Luc nous encourage à garder en mémoire les paroles du Christ et les événements spirituels marquants de nos vies. Et pourquoi pas de tenir un agenda spirituel dans lequel serait consigné « l’essentiel de ce que le Seigneur veut me dire pour mon ascension ».

Père René-Luc : la parabole de l’aéroport ou qu’arrive-t-il si l’homme perd le sens de Dieu ?

Récits allégoriques, les paraboles s’avèrent de puissants moyens d’annoncer la parole. Fondateur avec Mgr Carré de CapMissio, l’école de Mission de Montpellier, le père René-Luc a décidé d’utiliser le même moyen pour évangéliser.

Avec la parabole de l’aéroport, le père René-Luc entend montrer ce qui se passe quand l’homme perd le sens de Dieu. Et de narrer, comment un jour alors qu’il était bloqué à l’aéroport de Francfort, le plus grand d’Europe, il en a profité pour lire une lettre apostolique du pape Jean Paul II, Redemptoris missio, où l’ancien souverain pontife écrit : « Dans le monde moderne, il existe une tentation à réduire l’homme à la seule dimension horizontale. »

Il compare alors volontiers les hommes à des avions. Un homme qui aurait perdu le sens de Dieu sera semblable à un avion qui resterait au sol, au lieu de décoller. Il continuerait à rouler. « C’est absurde et ridicule. C’est aussi ridicule de vouloir niveler la vie de l’homme au seul plan horizontal », c’est-à-dire en élimant toute dimension spirituelle. Or, pour le père, « Nous sommes faits pour la vie spirituelle, nous sommes faits pour Dieu, nous sommes faits pour la méditation. » Selon lui, « l’homme est fait pour Dieu, comme un avion est fait pour décoller. »