Saint-Médard

Saint Médard manifeste une grande compassion pour les plus démunis dès sa plus tendre enfance. On raconte qu’il donna un jour ses habits neufs à un mendiant aveugle presque nu et que lorsqu’on lui demanda ce qu’il avait fait de ses habits, il répondit qu’il avait été touché par la misère de ce pauvre homme et n’avait pu s’empêcher de lui donner ses habits. Une autre fois il donna un des chevaux dont son père lui avait confié la garde à un pauvre homme qui venait de perdre le sien à la tâche et n’avait pas les moyens d’en acheter un autre. Mais le soir quand il ramena les chevaux à son père et que celui-ci les compta il n’en manquait aucun.

Il fit ses études ecclésiastiques avec son frère à Vermand près de Saint-Quentin.

Les annales disent que lui et son frère assistèrent saint Remi, lors du baptême de Clovis en la cathédrale de Reims en 496.

En 530 lors du décès de l’évêque de Vermand, il fut nommé à sa place par l’évêque saint Remi de Reims. Il s’installa dès 531 à Noyon, ce qui est à l’origine du transfert du siège épiscopal. Les motifs restent discutés. La tradition de l’église de Noyon l’explique par une dévastation de Vermand lors des guerres entre les rois mérovingiens et par la présence d’une très petite enceinte à Noyon, plus aisée à défendre. Mais Médard était natif de Salency, village voisin de Noyon. La proximité de la capitale de Soissons peut aussi avoir joué un rôle.

En 532 à la mort de saint Éleuthaire évêque de Tournai, les habitants de cette ville le réclamèrent comme évêque. Il refusa d’abord mais le roi Clotaire insista et il accepta. Il fut alors nommé par le pape Hormisdas à l’épiscopat de Tournai, unifiant le diocèse de Tournai avec celui de Noyon (union qui dura jusqu’en l’an 1146). À Tournai il réussit à convertir un grand nombre d’idolâtres.

Il mourut à Noyon, ses reliques furent transportées près de Soissons où fut érigée l’abbaye Saint-Médard. Des reliques de Médard ont été conservées dans l’église Saint-Médard à Paris et s’y trouvent encore.