Sainte Hélène (+300)

Impératrice et mère de l’empereur Constantin. Fille de domestiques et servante d’auberge , elle avait été choisie comme épouse de second rang par le centurion Constance Chlore qui la répudia vingt ans plus tard lorsqu’il devint César. Il la laissa dans un exil doré à Trèves avec son fils, né en Serbie à Nish. Il épousa une princesse impériale, mais se montra toujours bon pour saint Hélène. Quand ce fils fut porté au trône impérial de Rome par ses légions stationnées en Gaule sous le nom de Constantin, le nouvel empereur ne cessa de combler d’honneurs sa mère et la fit venir à Rome, lui construisant un palais magnifique, lui conférant des monnaies frappées à son effigie, couronnée du diadème royal. Chrétienne, elle se rendit en pèlerinage en Palestine où elle veut recueillir les précieuses reliques de la Passion et où elle lance la construction de trois basiliques pour protéger les Lieux Saints et les “grottes mystiques” chères aux chrétiens : celle de Bethléem, celle où le Christ fut déposé dans l’attente de la Résurrection, celle des enseignements. Elle meurt à Nicomédie au retour de la Terre Sainte. La servante d’auberge, servante du Christ et de l’Église fut transportée à Rome où l’on voit encore au Vatican le sarcophage de porphyre qui contient ses reliques.

Resplendis, vivifiante Croix du Seigneur. Des rayons de ta grâce, illumine le cœur de ceux qui te vénèrent et t’embrassent pieusement. Manifeste la splendeur de ta beauté, accorde tes dons et tes bienfaits aux fidèles qui implorent avec toi, ta puissante protection et la grâce du salut.

(Triode du Carême – Liturgie grecque)

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).